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Ce blog est celui de Musica, festival international de musiques d'aujourd'hui de Strasbourg
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11 oct 2012

MUSICA 2012
Bilan illustré

Alors voilà. Cinq jours que la 30ème édition du festival a tiré sa révérence. Cinq jours que l'équipe tente de se reposer entre les revues de presse, les enquêtes de public, les bilans à dresser... C'est fini. Le rythme soutenu se calme quelque peu et laisse place à la suite. Quelle suite ? Musica nous le dira.

Le choix de cette première pour moi, n'est pas anodine. Je l'ai prise lors du brief des hôtes et des hôtesses avant le Cabaret Contemporain, et elle reflète, pour moi, l'image que vous avez de Musica : ces personnes sont celles qui vous accueillent, les visages de Musica. Mais derrière les événements eux-mêmes, il y a une grosse machine, une logistique, des rencontres, des humains qui travaillent pour laisser de chaque édition, un souvenir singulier.

Mon expérience personnelle, quant à elle, touche aussi à sa fin. Une histoire de rencontres, avec l'équipe d'abord, puis avec les artistes : les compositeurs, les danseurs, les musiciens.
Moi qui connaissais quelques bribes de musiques contemporaines, sais aujourd'hui ce qu'on qualifie de musique contemporaine, comment elle se construit et quelles formes elle peut prendre. La musique contemporaine explore et expérimente. Et en cela, je suis persuadée qu'elle est à même de séduire la nouvelle génération. Dès ma première interview, lorsque Wolfgang Mitterer m'a dit : « Pour comprendre la musique contemporaine, il faut relever ses manches et mettre ses mains dans un instrument », tout m'est apparu plus clair et ce milieu est devenu palpable. C'est aussi simple que ça ! Sur scène, les musiciens jouent avec des instruments classiques, mais parfois, en jouent de manière complètement décalée, très physique et impressionnante. La musique contemporaine, si elle s'écoute, pour certains difficilement chez soi, se regarde et s'apprécie. C'est un peu comme la pop non ? On préfère bien entendu voir un groupe sur scène et pouvoir partager un moment avec d'autres personnes qui apprécient cette même musique. D'ailleurs, sachez que les compositeurs de musique contemporaine savent apprécier la pop et le rock. Thierry Balasse, concepteur du spectacle_ La Face cachée de la lune_ écoute Camille et Pink Floyd. Certains, comme [Marc Monnet](http://blog.festivalmusica.org/post/543/marc-monnet-la-musique-pour- le-plaisir), ont même réussi à me faire voir la musique que j'écoute différemment : les sons, les rythmes ont besoin de variations pour vivre. Depuis, j'écoute la musique avec une oreille nouvelle. Et puis, en même temps que d'avoir compris la musique contemporaine, j'ai vu une édition, cette édition, s'ouvrir à un public plus large. Des jeunes, des étudiants, ont osé pousser la porte du festival, et pour ce que j'en sais, en ont été agréablement surpris. Alors non, une bonne fois pour toute, la musique contemporaine n'est pas un milieu fermé, vieillissant, élitiste !

Je tenais à remercier l'équipe de m'avoir donné la possibilité d'accéder à un milieu qui m'était presque étranger et d'avoir participé à cette expérience d'ouverture du festival aux réseaux sociaux.
A Stilbé Schroeder, d'abord, assistante communication qui m'a prise sous son aile, et présentée à Mafalda Kong-Dumas, secrétaire générale. Après une série difficilement mesurable de coups de téléphone, elle m'a guidée, conseillée et, même en plein rush, mis en ligne mes billets sur ce même blog. A Mafalda, toujours pimpante, qui m'a laissée errer librement au cœur de la programmation, à Charlotte Michaillard, attachée de presse pour ses calages d'interview express, à Jean-Dominique Marco, directeur, pour ses « Ah, voilà la blagueuse » (comprenez blogueuse) et pour m'avoir ouvert les portes de ses bureaux, à Frédéric Puysségur, administrateur, pour ses leçons humoristiques d'éthique journalistique, à Fabrice Mathieu, son adjoint, pour sa gentillesse, à Bénédicte Affholder, déléguée de production artistique pour son dynamisme et à Adélaïde Rauber son assistante, pour m'avoir fait découvrir une partition de musique contemporaine que j'imaginais tirée par les cheveux (encore un cliché !).

A Philippe Stirnweiss pour ses jolies photos. Sarah Melhaa, secrétaire, le premier visage que j'ai vu de Musica, Stéphanie Houver et Anne Hemstege, les prêtresses de la billeterie, Nicolas Bottereau, agent de diffusion et régisseur logistique, que j'ai à peine croisé, le voyant simplement courir partout. Gros clin d’œil aussi à Didier Coudry, directeur technique, qui s'est laissé prendre au jeu du blogging et m'a aidée à entretenir ce blog. Sans oublier, les techniciens -ils sont nombreux-, qui m'ont accueillie en backstage et ouvert les coulisses des spectacles et pour leur bonne humeur à toute épreuve. En m'acceptant chaleureusement parmi leur troupe, ils m'ont fait entrevoir un pan de la musique contemporaine que je ne connaissais pas : la convivialité, et nous ont offert à nous, internautes, un monde inconnu. Alors, pour leur rendre hommage, voici un petit bêtisier illustrée du festival Musica !

Voici le bureau de Fabrice Mathieu, légèrement modifié par les filles de Musica. La team Musica aime beaucoup les poneys !

Le coin de Mafalda Kong-Dumas pour faire ses annonces au micro à l'auditorium de la Cité de la Musique et de la Danse. Magnifique. (Encore un poney)

Stilbé Schroeder se délecte d'un sandwich distribué par le festival dans le bus retour après le déplacement du festival avec le spectacle Thanks To My Eyes à la Filature à Mulhouse.

Frédéric Puysségur enroulé de scotch... La fatigue commence à se faire sentir.

Frédéric, encore, victime de l'imagination de Mafalda.

Après le spectacle [Lecture on Nothing](http://blog.festivalmusica.org/post/536/lecture-on-nothing- preparation-plateau), Frédéric et Fabrice tentent de rassembler les journaux ayant servis à la mise en scène du spectacle.

C'était sans compter sur la malice de l'équipe... La bataille de journaux commence.

Et voilà le travail, dans le bureau de Jean-Dominique Marco.

Jean-Dominique Marco, stupéfait. !

Dernier clin d'œil à Nana, la mascotte du festival, circonspecte devant l'état du bureau de son maître, après la bagarre de journaux... Et vous, votre bilan ?

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